Accéder au contenu principal

ORIGINE du terme "NKANA" (l'Homme Blanc) chez les peuples Bassa, Bissoo et Bati

ORIGINE du terme "NKANA" (l'Homme Blanc) chez les peuples Bassa, Bissoo et Bati

Nkana minanga.


Par Mbombog TAATJENE Thomas

----


Tout commence au 15ème siècle sur les côtes maritimes du Sud, Sud-Ouest et du Littoral où les peuples Duala et Bakweri spécialisés dans la pêche et le commerce furent les premiers à rencontrer et à travailler avec les européens (explorateurs et commerçants).

Leurs activités tournaient essentiellement autour de l'ivoire, les tissus, l'alcool, le sel et les esclaves.


Chefs Dualas, les INTERMÉDIAIRES avec L'INTERLAND


Les Chefs Duala ont joué les intermédiaires entre les européens et les autres peuples de l'interland, jusqu'au 19è siècle, quand les européens décidèrent de coloniser le Cameroun. 


Les différents traités signés entre ces européens et les chefs Douala et SAWA étaient tout simplement une parade pour embrouiller les chefs.


Chefs DUALAS, DÉPITÉS


Dépités par la supercherie interminable  des Européens, les Dualas commencèrent à leur attribuer un ensemble de maxime, notamment la plus célèbre qui dit ceci :


"Bakala na bakala ba si ma wutanê tamba".


Littéralement cela signifie : « Les Blancs ne s’ôtent pas le chapeau entre eux » ;


 au figuré : « Le Blanc marche toujours sur les traces de ses prédécesseurs, il tient toujours compte de leurs opinions, de leurs avis, de leurs appréciations sur les hommes et les faits ; entre eux, les Blancs ne se déjugent pas, ne se contrarient pas, même lorsqu’ils sont des ennemis avoués entre eux, et cela dès qu’il s’agit d’affaires concernant les Noirs ».


"Nkana" chez les peuples Bassa, Bissoo et Bati vivent donc de "Bakala" chez les Dualas qui veut dire "Blancs".


-----

Pour pouvoir participer au DÉVELOPPEMENT INTÉGRAL de l'arrondissement de Nyanon, REJOIGNEZ-NOUS sur notre site batisseurs-de-nyanon.blogspot.com et INSCRIVEZ-VOUS via le formulaire de contact.


#VillageCulturelDeNyanon

#LeNkoo

Le #PagneDeNyanon sera bientôt disponible.


 



Commentaires

Beaucoup consultées

La RICHESSE HYDRAULIQUE de l'arrondissement de Nyanon

La RICHESSE HYDRAULIQUE de l'arrondissement de Nyanon. Fleuve Sanaga à Kikot, pendant la saison pluvieuse. En images, le fleuve Sanaga (à Kikot) pendant la saison pluvieuse. Par Mbombog TAATJENE Thomas. ----- L'arrondissement de Nyanon couvre une superficie de 598 km² pour une population d'environ 50.000 habitants ,en 2022. Entouré et traversé par des cours d'eau, l'arrondissement de Nyanon est limitrophe au nord, par l’arrondissement de Ndom, au sud par l’arrondissement de Bot-Makak dans département du Nyong et Kéllé,( le fleuve Sanaga constitue la limite naturelle), à l’est par l’arrondissement de Bokito dans le département du Mbam et Inoubou,(la rivière Liwa constitue la limite naturelle), à l’ouest par les communes de Massok-Songloulou et Ngambè ,(la rivière Djouel constitue également la limite naturelle). Le fleuve Sanaga constitue le principal cours d’eau de la Commune. Nyanon est arrosée par de nombreuses rivières dont les principales sont : Djouel, Louwa, Nd...

Itouktēguê ã aundē (arachides à coque cuites à vapeur), dans le patrimoine culinaire des peuples Bassa, Bissoo et Bati de l'arrondissement de Nyanon : enjeux,et opportunités

  Itouktēguê ã aundē (arachides à coque cuites à vapeur), dans le patrimoine culinaire des peuples Bassa, Bissoo et Bati de l'arrondissement de Nyanon : enjeux et opportunités Par Mbombog TAATJENE Thomas ----- Itouktēguê ã aundē. Chez les peuples Bassa, Bissoo et Bati de l'arrondissement de Nyanon, l'arachide est une légumineuse de premier choix, comme le petit haricot rouge . Malheureusement en 2022, la culture du petit haricot rouge, pourtant très importante pour la sécurité alimentaire, a presque disparu. C'est aussi notre devoir à Bâtisseurs de NYANON d'aider nos populations à renouer avec cette culture, dans un environnement global instable. Le itouktēguê ã aundē chez les peuples Bassa, Bissoo et Bati est l'une des façons les plus populaires de consommer les arachides, surtout en saison pluvieuse où l'organisme a besoin du gras pour faire face à la vague de froid et de fraîcheur. Bon appétit. ---- Pour pouvoir participer au DÉVELOPPEMENT INTÉGRAL et à l...

Lîbhôo lî mbôg ( la gourde sacré) dans le patrimoine culturel des peuples Bassa, Bissoo et Bati de l'arrondissement de Nyanon : enjeux et usages traditionnels

Lîbhôo lî mbôg ( la gourde sacré) dans le patrimoine culturel des peuples Bassa, Bissoo et Bati de l'arrondissement de Nyanon : enjeux et usages traditionnels Par Mbombog TAATJENE Thomas --------- Lîbhôo Comme son nom l'indique, le Lîbhôo lî mbôg ( la gourde sacré) est un récipient sacré très important qui préserve l'équilibre harmonieux entre les Hommes et entre la nature et les Hommes. Traditionnellement, c'est un récipient réservé, manipulé et utilisé uniquement par les initiés, les guérisseurs, et les mîmbîmbôgâ.  Lîbhôo Lîbhôo lî mbôg ( la gourde sacré) est généralement conservée et gardée dans le mbôg ( endroit sacré). Lîbhôo lî mbôg ( la gourde sacré) est utilisé pour les traitements contre les poisons, les attaques mystiques,et pour conserver les liquides les plus précieux chez les peuples Bassa, Bissoo et Bati de l'arrondissement de Nyanon. Lîbhôo ------------ Pour pouvoir participer au DÉVELOPPEMENT INTÉGRAL , Pouvoir SAISIR les OPPORTUNITÉS D'INVESTIS...